Beautiful resistance

lundi 8 mars 2010
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Un montage sur le thème de la Beautiful Resistance... (textes ci-dessous)

La Belle Résistance

Théâtre enfants

- All : Nous sommes des écoliers. Nous avons le droit d’étudier. Nous avons le droit de jouer. Nous avons le droit d’avoir une enfance. Nous avons le droit de nous exprimer !
- Child 5 : Vous avez juste le droit de vous taire, de fermer les yeux et d’oublier que vous êtes des enfants !

- All : Viens avec moi, mon frère, révoltons-nous, mon père !
- Child 10 : Ne laissons pas ces occupants faire !
- Child 6 : Regagnons nos droits !
- All : Que se lève l’aube de la liberté !

- All : Nous sommes la génération de l’Intifada
- Child 1 : Nous avons allaité la liberté avec des pierres
- Child 2 : Notre air , c’est le gaz des bombes lacrymogènes
- Child 4 : Notre parfum celui de la fumée et des pneus brûlés
- All : Nous sommes la génération de l’Intifada


Ali Jiddah

En 1968, le cercle de la violence entre Palestiniens et Israéliens était au plus fort. J’ai participé à ce cercle de la violence. Ne vous enfuyez pas…Un jour, je suis allé dans la nouvelle ville, dans la Jaffa Street, j’y ai placé une bombe : 9 Israéliens ont été blessés, des civils… Si vous me demandez aujourd’hui, Ali, es-tu prêt à refaire ce que tu as fait en 1968 ? Ma réponse est non, en aucun cas… Il y a parmi les Israéliens des gens vraiment sérieux, qui veulent vivre en paix avec les Palestiniens, et dont je partage les vues... Tous nous croyons que la meilleure solution serait la création d’un seul état laïque et démocratique pour tous...

Silwan

Vous êtes les bienvenus à Silwan, qui maintenant est encore reliée à Jérusalem, mais qui va être séparée de Jérusalem. Bienvenue à vous et s’il vous plaît, faites passer ces messages à tous vos amis en Europe, en Amérique, en Australie, partout : je vous en prie, regardez nos enfants et voyez-les, écoutez les et entendez-les. Et voici le second message : nous enseignons la paix à nos enfants, nous les poussons dans la direction de la paix. Si vous le voulez bien, emportez ces messages de l’autre côté, et dites leur ce que nous apprenons à nos enfants. Merci.

Ribal

Le problème c’est que, il y a dix ans, tout le monde à l’étranger participait à des conférences sur la Palestine, et ça parlait, parlait, et après une semaine de parlotte, quelqu’un d’Israël venait montrer un petit film sur ce qui se passait à Jérusalem… Nous n’avons que ça, parler à tout le monde de la Palestine, faire de la « Beautiful Resistance »… Parce que si je jette des pierres, personne ne m’écoutera. Si j’ai un fusil, tout le monde dira que je suis un terroriste, ce qui sera vrai. Ou alors, je serai jeté en prison… Tandis que si je fais de la culture… Alors là, pas de problème avec Israël. Enfin, pas pour le moment. Parce qu’il y aura sans doute un moment où ils nous auront trop vus, et alors peut-être qu’ils nous arrêteront et nous jetteront en prison. Je ne sais pas…

Maroua

C’est l’objectif des activités proposées par le Centre Al-Rowwad. Elles visent toute à leur apprendre ce que nous appelons « Our Beautiful resistance ». La plupart des enfants d’Aïda n’ont aucun endroit où aller jouer, où pouvoir exprimer ce qu’ils ressentent. Comme vous l’avez dit, ils vivent dans un environnement violent. La plupart d’entre eux ont vu ou subi de la violence de la part des soldats israéliens, mais aussi de la part de membres de notre communauté. C’est vraiment difficile de leur apprendre la non-violence mais, je pense qu’un jour, ils retrouveront un environnement normal parce que, via les activités proposées au Centre, nous leur apprenons à exprimer leurs sentiments autrement.

Théâtre enfants (yemma)

Oussama

(En ce qui concerne notre atelier photo), vous pourriez penser qu’on ne travaille que sur notre image pour l’extérieur, mais en même temps nous travaillons sur quelque chose de très important : il s’agit de se forger un caractère, une personnalité…
Prenons l’exemple de Mazen : il n’arrivait pas à bien s’exprimer (lors de l’interview). Il a 19 ans mais il était comme un enfant, avait de réelles difficultés à trouver les mots justes pour parler de lui-même… Notre but est d’offrir à ces jeunes de l’expérience et la possibilité de développer leurs talents, afin qu’au moins, ils arrivent à s’exprimer sur eux-mêmes. Au moins ça…Vous pouvez voir la différence qu’il y a entre les jeunes qui viennent au Centre
et ceux qui ne participent à aucune des activités proposées.


Expo photos

Aysar

J’aime vraiment beaucoup mon travail avec « Images for Life », parce que ça me permet de prendre des photos de la situation dans laquelle on vit, et surtout, de changer la règle : d’habitude, c’est nous qui sommes devant les appareils photos, mais là, je suis derrière, je peux prendre les photos que je veux et montrer la réalité ici telle que je la vois. C’est vraiment l’occasion rêvée de dire ce que je pense. Je ne m’intéresse pas vraiment à la vie politique, mais j’ai envie de montrer ce qu’il en est pour nous du problème de l’eau, de la nourriture, envie de montrer ce que c’est la vie quotidienne dans un camp de réfugiés.

C’est mon copain Ribal qui, le premier, m’a laissé entrevoir tout ce qu’il était possible de faire avec un appareil photo… Et c’est comme ça que j’ai commencé à travailler avec « Images for life ». Ca faite un an que j‘y suis maintenant...

Expo photos

Jamal

Comment on s’y est mis ?… On a vu pas mal de groupes rap à la télé. On aime bien ça… Un jour, on a commencé à écrire des textes nous-mêmes... Les mots nous viennent comme ça, en voyant ce qui se passe autour de nous… On n’a pas besoin de penser, de réfléchir, ils viennent tout seuls, à partir de ce qu’on vit, de ce qu’on ressent… On est dans une sale situation ici, et on a des choses à en dire. On veut en parler, parler de ce qui se passe en Palestine.

En général, il y en a un de nous qui a une idée. Il commence à écrire un texte, et ensuite, ensemble, nous cherchons une musique qui conviendrait. Et puis on se voit, et on essaie de chanter ensemble…

Mustafa

La plupart des jeunes de Palestine aiment et veulent apprendre parce qu’ils savent que c’est la seule manière pour eux de se construire un avenir. La situation dans laquelle ils vivent aujourd’hui, la situation économique, tout est mauvais, mais,malgré tout, ils espèrent, ou mieux, ils croient que leur avenir sera meilleur, ils veulent en tout cas pouvoir le construire.

Le groupe de rap, c’est une idée de Mazen. Ca m’a plu et, comme j’aime bien chanter, je me suis joint à eux. On écrit tous nos textes. On s’adresse à tout le monde, pas seulement aux Palestiniens. On veut partager ce qu’on vit ici, exprimer ce qu’on ressent, ce qu’on pense. Ca nous plaît de chanter, de raconter ce qui se passe ici avec de beaux mots, de belles paroles.

C’est très gai de savoir que des gens nous écoutent, entendent nos voix... On voudrait que le monde entier sache ce qui se passe en Palestine. On sait que nos mots, nos paroles sont très forts. Et on se sent comme si on planait...

Mazen

Ce qu’il y a de très spécial au Centre Al-Rowwad, ce sont les activités théâtrales. Il n’y a aucun autre centre à Bethléem où pouvoir en faire. Au début, ça m’a simplement amusé de jouer, d’être sur scène, mais peu à peu, ils m’ont aidé à faire des progrès, à m’améliorer, et m’ont donné la possibilité de faire d’autres choses que je j’aime. C’est comme ça que je leur ai parlé de mettre sur pied un groupe de rap : ils ont tout de suite été d’accord. Ils m’ont vraiment toujours aidé, encouragé à faire ce que j’avais envie de faire, c’est sans doute pour cela que j’aime ce centre. Et aussi, ils sont comme une famille : je me sens chez moi au centre.

Nous avons commencé par écrire des textes sur la situation et les problèmes qu’elle crée, et nous continuons mais, aujourd’hui, nous écrivons aussi des textes sur l’autre partie de notre vie. Des textes qui disent à ceux que nous aimons que nous les aimons : nos amis, notre mère…

Montage sonore Belle Résistance
IMG/mp3/Mo_taayoush_-chapitre_2.mp3

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