Mercredi 15 avril 2009 - Jérusalem —> Tel Aviv / Port de Jaffa

samedi 9 janvier 2010
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Petit déj sur la terrasse de l’auberge de jeunesse et puis, c’est selon : tour dans les souks de Jérusalem et/ou visite de la Tour de David, visite qui nous rappelle à quel point l’histoire peut-être réécrite (c’est en fait un mi-na-ret, pas un lieu juif !). Repas de midi au même snack palestinien que la dernière fois (près de la Porte de Damas). Daoud nous rattrape au moment où nous montons dans le sherout qui va nous conduire à Tel Aviv. Au revoir, adieu, à un jour peut-être, inch’allah !...

Nous débarquons à Tel Aviv sans trop bien savoir où nous sommes ni dans quelle direction aller... Pendant que Tanguy et Anne-Claire essaient de savoir quel moyen de transport prendre pour aller jusqu’à l’auberge de jeunesse où nous allons passer les deux nuits qui viennent, nous regardons les gens aller et venir autour de nous... Pas de Juifs orthodoxes ici, mais des rues crasseuses et des sans-abris couchés à même le sol. Nous sommes passablement dégoûtés : et si au lieu d’acheter des armes et d’entretenir une armée de cette taille pour "se protéger des Palestiniens", le gouvernement israélien veillait à ce qu’au moins tous les Juifs d’Israël soient heureux ?...

N’arrivant à obtenir aucun renseignement (où est passé l’accueil chaleureux que nous avons trouvé partout "de l’autre côté" ?), nous décidons de descendre jusqu’à l’auberge à pied et traînons nos valise tout du long. Ouf, le gars à la réception est sympa ! Nous laissons nos sacs dans le hall en attendant que les chambres soient libres et nous précipitons vers la plage...

Peu de monde, le vent est froid, nous bronzerons une autre fois : nous partons pour une balade jusqu’au port de Jaffa qui, de loin, nous semble bien mignon en comparaison de Tel-Aviv laquelle n’est, vu d’ici, qu’un mur d’hôtels de luxe incroyablement hauts...

Nous remontons dans le Vieux Jaffa pour se prendre un petit verre en terrasse, puis une promenade dans les "HaPisgah Gardens" : amphithéâtre et "Wishing Bridge" avec les signes du zodiaque (où, bien sûr, en bons touristes, certains vont faire un voeu...). De là, nous avons une très belle vue sur la mer et la tour de l’Horloge... Mais l’estomac a ses raisons que la raison ne domine pas : nous nous retrouvons un peu par hasard au charmant restaurant Puaa qui nous plaît tout de suite, terrasse fleurie et canapé à l’extérieur dans lesquels les plus chanceux attendent qu’une table pour 11 se libère et surtout, enfin des Israéliens accueillants et sympas ! On commande, les plats arrivent, délicieux. L’intérieur du resto est vraiment chaleureux, on se croirait dans une maison privée : déco superbe en style rétro avec plein d’objets glanés aux puces, un peu iconoclaste, atmosphère très intimiste en tout cas, bref, nous décidons de prolonger la soirée allongés dans des fauteuils très cocoon, lumières tamisées, bonne musique. Les plus gourmands se prennent un dessert (mousse au chocolat de rêve). On est bien d’accord, c’est ici qu’on aurait dû faire la transition d’avec Aïda : douceurs et douceurs...

N’empêche qu’il est difficile de ne pas penser au film "Le sel de la mer" de Annemarie Jacir dans lequel Soraya, la jeune héroïne palestinienne (exilée) revient d’Amérique pour aller voir la maison qui appartient (appartenait) à son grand-père à Jaffa) mais qui aujourd’hui est habitée par un jeune couple de Juifs. Soraya leur dit qu’elle est d’accord de leur laisser la maison. Sa seule demande est qu’ils reconnaissent que la maison ne leur appartient pas, qu’elle appartient à son grand-père. Le couple refuse, s’énerve et finit par appeler la police ; Soraya n’a d’autre choix que de partir...

Retour à l’auberge de jeunesse et gros dodo...

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