Dimanche 3 avril 2011 : Bruxelles - Bierset - Tel Aviv – Jérusalem

mardi 18 octobre 2011
popularité : 9%

Ce matin, départ pour la Palestine : nous avons rendez-vous Gare du Nord à Bruxelles. Nous : Natalia, Laurie, Paul, Sébastien, Margot, Marie-Gaëlle et Caroline ainsi que nos deux chers prof et ex-prof, Anne-Claire et Tanguy. Tout semble au point, pas de retardataires, tout le monde a ses papiers. Il ne manque plus que la navette qui doit nous emmener à l’aéroport de Bierset... Cette navette n’arrivera jamais. La compagnie responsable enverra finalement des taxis en lieu et place, lesquels nous déposeront tous bien à temps à l’heure à l’aéroport.

A Liège, nous faisons la file à l’enregistrement au milieu d’un certain nombre de Juifs orthodoxes en route, comme nous, pour Jérusalem. Arrivés au guichet, nous apprenons que nos sacs à dos doivent être déposés à un autre guichet. Bon, puisqu’il le faut. Nous refaisons la file devant le dit-guichet, puis une troisième et dernière fois pour les contrôles de sécurité. Pas d’arme, rien de tranchant, aucun liquide douteux… Ah mais ! Nous avons des guitaristes parmi nous, et qui dit guitare, dit cordes de guitare… objets prohibés en cabine. Tanguy est furieux, les siennes sont neuves, pas question de les laisser là. Il part avec ces armes de destruction massive à la recherche d’une personne compétente qui comprend l’esprit de la loi… Les choses finissent par s’arranger entre gens intelligents.

Vol sans histoire, arrivée à Tel Aviv. Nous passons sans encombres à la douane : peu de questions (malgré tout un rien intrusives : First visit in Israel ? Why you come here ? How long for ? Where you staying ? Have you the hotel registration form ? Have you friends here ?), auxquelles, comme convenu avant le départ, Tanguy et Anne-Claire répondent en anglais pour tout le groupe. Il faut dire qu’on est mignons avec nos sweat-shirts au logo de l’école et nos têtes d’anges : une belle petite colonie de vacances... Il n’y a plus maintenant qu’à récupérer les bagages… Le ruban défile, tout le monde a retrouvé son chat sauf… Paul. Tanguy fait les démarches nécessaires pour récupérer le sac manquant, lequel, lui promet-on, sera envoyé à l’auberge de jeunesse dès que possible… Paul n’est pas stressé outre mesure : voyager léger, il aime ça. Il est d’ailleurs l’exemple-même du bon pèlerin se rendant en "Terre Sainte" : pieds nus dans ses sandales en cuir, alors qu’il pleut... Mais il a préféré raser sa barbe noire avant le voyage. Au cas où où le prendrait pour un "barbu", un fondamentaliste...

Devant l’aéroport, nous sommes pris en charge par des sherouts, sorte de mini-bus qui ne démarrent qu’une fois remplis. Nous traversons la nuit israélienne sans en saisir grand chose. En cours de route, les sherouts déposent leurs clients ça et là, à la demande. Nous terminons la course à l’une des entrées de la vieille ville de Jérusalem : la Porte de Jaffa. Anne-Claire et Tanguy, qui sont maintenant en territoire connu, nous dirigent au travers du souk endormi jusqu’à notre auberge de jeunesse, sise St Mark Street, dans le quartier arménien.

L’auberge a un peu changé en 2 ans : une des mini-cuisines a été transformée en chambre, les terrasses des différents étages ne communiquent plus entre elles et servent dorénavant de chambres. C’est ce qu’on appelle la rançon du succès, sans aucun doute ! Là, où le groupe Taayoush avait librement dormi à la belle étoile, il y a maintenant des numéros indiquant où placer son matelas. Et il n’y a plus de grande table autour de laquelle prendre le petit déjeuner à hauteur des toits de la vieille ville… C’est dommage ! Mais de toute façon il pleut, alors…

Personne n’a le courage ni l’envie de déballer ses affaires pour les deux jours et demi que nous allons passer à Jérusalem. Nous n’avons en fait qu’une envie : être le plus vite possible à Al-Arroub, « chez nous », même si, effectivement, nous n’avons encore aucune idée de ce qui nous attend là-bas.

Lire la suite du voyage