Théâtre : "Je m’appelle Rachel Corrie"

26 novembre 2008
mardi 29 décembre 2009
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Note sur les photos [1]

Nous nous retrouvons au théâtre de Poche pour assister à une pièce-monologue écrite d’après le journal intime et les lettres à ses parents et amis de Rachel Corrie, une jeune pacifiste américaine morte le 16 mars 2003 à l’âge de 23 ans, écrasée sous la pelle d’un bulldozer israélien alors qu’elle tentait, en s’interposant, d’empêcher la destruction de la maison de deux familles palestiniennes à Rafah.

Son témoignage oral avait été recueilli quelques jours avant sa mort par un journaliste qui l’interviewait au milieu des débris et des bulldozers vrombissants.

Tous les écrits de Rachel sont pleins de poésie, de tendresse et d’humour et témoignent, depuis son enfance, de la naissance et de l’évolution de ce sentiment d’empathie toujours plus puissant, qui la pousse à abandonner son cocon familial pour découvrir l’Autre. Tantôt naïve et bercée d’illusions, tantôt lucide et remplie de colère, elle dit sa foi en une humanité juste et solidaire. En voici quelques courts extraits :

«  Laissez-moi me tenir seule au bord de la terre et la regarder en toute honnêteté, seule. »

« Nous devons comprendre que nous pouvons empêcher ces gens de mourir. »

« Je sais que je vous fais peur, mais marcher sur un fil, tel un funambule avec un filet de sécurité, ce n’est pas pour moi (…) Je veux voir et témoigner. Comment pourrais-je le faire si j’étais restée dans le cocon dans lequel j’ai grandi, où tout le monde est beau et gentil… »

Ses parents se veulent aujourd’hui les porte-paroles de l’engagement de leur fille et ont créé The Rachel Corrie Foundation for Peace and Justice.


[1Toutes les photos ont été empruntées sur le net. Merci à leurs auteurs de n’y voir aucune malice !